Outils personnels

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / Commune / Histoire / Notre Histoire
Actions sur le document

Notre Histoire

Vieux Dison


Dison


Avant d'être une commune
Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Dison a fait partie de la Seigneurie de Petit-Rechain et du Ban de Herve, dépendant du Duché de Limbourg qui relevait des Pays-Bas espagnols puis autrichiens.
La première mention connue de Dison remonte à 1268, du nom du ruisseau qui l'arrose.
Le territoire était habité à l'époque romaine. Une voie romaine reliait Verviers au plateau de Herve. Un trésor de monnaies romaines d'or et d'argent (231-268) y a été mis à jour, il y a un siècle.
Les Francs ont laissé des traces dans maintes cités environnantes.
Pendant sept siècles, les paysans défrichèrent les bois qui recouvraient jadis la contrée, puis les remplacèrent peu à peu par des champs et des pâturages.
L'agriculture fut donc l'unique ressource de ses habitants jusqu'au XVIIIe siècle qui vit l'avènement de l'industrie lainière.
La révolution industrielle força le Duché de Limbourg et la Seigneurie de Petit-Rechain à vendre des terres, ce qui favorisa la construction d'usines et de maisons, doublant ainsi l'importance de Dison qui fut érigée en Commune en 1797.
De 1794 à 1814, Dison vécut à l'heure française.

Révolution de 1830 et Belgique indépendante.
Lors de la révolution de 1830 qui conduisit à la séparation de la Belgique du Royaume des Pays-Bas et à l'indépendance de la Belgique, les Liégeois qui voulaient prêter main forte aux Bruxellois insurgés réclamèrent de l'aide aux habitants de Verviers et environs.
Dison arma dix-huit citoyens qui rallièrent Liège et prirent part aux sanglants combats de Sainte-Walburge. Deux Disonais, Grégoire et Louis-François GRENADE, y furent grièvement blessés.
Une garde rurale fut par ailleurs constituée à Dison pour maintenir l'ordre dans la cité.
Quatre-vingt-dix-huit communes belges qui s'étaient spécialement distinguées dans la lutte contre les Hollandais reçurent un drapeau d'honneur aux nouvelles couleurs nationales, dit drapeau de 1830, qui est encore aujourd'hui exposé dans la salle du Conseil communal.
De grandes fêtes marquèrent à Dison la réception de ce précieux étendard qui ne sort qu'aux grandes occasions, fièrement escorté par la police communale.
Les premiers souverains de la Belgique indépendante, le Roi Léopold 1er et la Reine Louise d'Orléans traversèrent solennellement Dison, le 22 septembre 1833.
Au cours d'une effroyable disette qui frappa la région en 1845, l'Administration communale soulagea la population laborieuse durement touchée.
Le 21 juillet 1866, une foudroyante épidémie de choléra décima la population disonaise. Une fois de plus, l'Administration communale s'attaqua au fléau et parvint à l'enrayer.
Les administrateurs disonais auront encore l'occasion de se distinguer durant la Grande guerre en organisant l'assistance aux réfugiés et aux personnes âgées.
Pendant la guerre 1940-1945, les Bourgmestre et Echevins furent sommés de suspendre leurs fonctions par l'occupant dès juillet 1940.
Le Secrétaire communal fut arrêté et emprisonné le 23.09.1942 et le Bourgmestre faisant fonction le fut également (le 04.10.1942). Ils furent libérés le 11.05.1943 et reprirent leurs fonctions le lendemain. Le 09.09.1944, les armées américaines firent leur entrée à Dison . Les Bourgmestre et Echevins démis et le secrétaire communal reprirent immédiatement les rênes de l'Administration communale.

Andrimont

Commune fusionnée, le 1er janvier 1977 avec Dison, code postal B4820.
Andrimont était l'une des plus anciennes communes du marquisat de Franchimont. On sait que la région était depuis longtemps habitée: des traces préhistoriques ont été découvertes aux croisiers, sur le Tombeux, dans les grottes de la Chantoire et, en 1825, des tombes gallo-romaines furent retrouvées près du château d'Andrimont.
Selon Jean-Simon Renier à qui l'histoire locale doit beaucoup, l'étymologie du nom dérive de Hadrianus Mont ou Mont d'Hadrien du nom de l'empereur romain qui régna de 117 à 138 après J.C..
Mais ce nom pourrait également venir d'un autre prénom (comme pour Lambermont et Hodimont), parce que Andri signifie André en wallon. Une autre version serait Andarici Mons, le mont d'Andaric, du nom d'un propriétaire.
Sur un ancien sceau, on peut voir les armoiries d'Andrimont qui sont Saint Laurent à mi-corps, nimbé, en costume de diacre, tenant une palme de la main droite et un gril de la main gauche.
Dépendante de la Principauté de Liège, elle participa à la révolution de 1789.

Culte

Devenue Commune à la fin du XVIIIe siècle, Dison obtint l'autorisation du Prince Evêque de Liège, Georges-Louis de BERGHES, d'ériger sa propre chapelle en 1739. La première messe y fut célébrée solennellement le 2 octobre 1740. Elle était dédiée à Saint Fiacre, fête traditionnellement célébrée par les Disonais et de nombreux pèlerins
La chapelle fut achevée en 1810, grâce à la générosité des habitants. Un nouvel édifice, l'actuel cette fois, fut inauguré le 29 juin 1858 par Monseigneur de Montpellier, Evêque de Liège.
(Intérieur de l'église). Ajoutons que le Hameau de Mont possède sa propre église dédiée à Saint Jean-Baptiste. Mont était connue dans le passé par ses courses de chevaux de la Saint Eloi, précédées d'une bénédiction solennelle des cavaliers et de leurs montures. Ces réjouissances se sont éteintes au XIXe siècle.
Andrimont compte quatre églises: Saint-Laurent à Andrimont village, avec sa vieille tour romane; Saint-Roch à Fonds-de-Loup et l'Immaculée conception à Renoupré qui datent de la fin du XIXe siècle; Sainte-Thérèse qui a été inaugurée dans le quartier dit du "Nouveau Monde" dans les années 60.
Monument du Sacré-Coeur
Lors de l'invasion allemande de 1914, plusieurs villages du pays de Herve furent détruits et des dizaines de civils furent fusillés par l'armée allemande. Dison échappa miraculeusement aux destructions. C'est pourquoi les Disonais érigèrent le monument du Sacré-Coeur.

Sièges de l'Administration

Au début de l'établissement de Dison en commune, l'Administration communale était installée au premier étage de la sacristie, puis elle occupa diverses parties de maisons particulières de la Commune.
Le projet de construction d'une maison communale envisagé en 1827 aboutit dès le 1er mai 1836. Le bâtiment fut considérablement agrandi en 1923.

Quelques Disonais célèbres

Henri de Dison Curé de Saint-Nicolas-Outre-Meuse en 1307 et Abbé de Beaurepart de 1321 à 1337.
Jacques-François Walthéry Né de parents pauvres en 1733, autodidacte, chanoine de Tournai et professeur en cette ville où il mourut en 1785.
Jacques Uls Né en 1742 et abbé-mîtré de Val-Dieu en 1790. Il occupa clandestinement l'abbaye durant la révolution jusqu'au Concordat de 1801 et mourut en 1812.
Henri Lejeune-Vincent Le plus grand industriel de Dison, né en 1828, sénateur, administrateur et philanthrope.
Martin Lejeune Né à Dison en 1859, médecin des pauvres et poète wallon, dont les oeuvres occupent une place appréciable dans notre littérature wallonne.
Adolphe Hardy Né à Dison le 23 mai 1868. Célèbre poète, journaliste et artiste.

Les Bourgmestres
 

DISON

ANDRIMONT
Jacques Lince 1800 - 1808 B.F. MATHIEU 1831 - 1848
A.M. Colette 1808 - 1812 Jacques HENROTTE 1848 - 1856
J.J. Michel 1812 - 1830 Henri-Joseph PROUMEN 1856 - 1869
J.LEJEUNE-VINCENT 1830 - 1854 Barthélémy JETTEUR 1869 - 1874
F.  BLEYFUESZ 1854 - 1878 Philippe PROUMEN 1874 - 1876
Mathieu DEMONTY 1882 - 1889 Simon GATHOYE 1876 - 1888
Albert DREZE 1889 - 1891 Michel PIRE 1889 - 1916
F. LINCE 1891 - 1896 Joseph NOIRFALISE (FF.) 1916 - 1921
Sébastien WINANDY 1910 - 1927 Jean PIETTE 1921
Jules HOEN 1927 - 1954 Jean MELEIN 1922 - 1945
L. LAMARCHE 1955 - 1968 Jean DELCLISAR 1946 - 1964
Mme J. BAGUETTE-SAIVE 1969 - 1970 Pierre MIESSEN 1965 - 1972
Fernand ROGGEMAN 1971 - 1975 Yvan YLIEFF 1972 - 1976
Norbert KERF 1975 - 1976    

Yvan YLIEFF (1977 - ...)

 

Visuel